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ASSOCIATION DES VICTIMES DU CREDIT MUTUEL
A.V.C.M. le site des Victimes du Crédit Mutuel






Des pratiques bizzares au royaume du Crédit Mutuel

Le Canard Enchaîné avait publié en 1991 cet article édifiant sur certaines pratiques récurrentes au royaume du Crédit Mutuel !

 


Le texte intégral : AVCM : elle est pas belle la Vème République !

C'était il y a 16 ans, rien n'a changé !

Etienne Pflimlin n'a pas d'honneur !



Le Canard Enchaîné : La Mare aux Canards

Le Crédit Mutuel s’offre en secret un « trou » de 1,6 milliard de francs.(et le principal responsable reçoit 10 millions d’indemnités en échange de sa discrétion)
 

" Le plus gros sinistre survenu à une banque depuis la guerre. » C’est ainsi que plusieurs directeurs du Crédit Mutuel qualifient l’énorme trou de 1,6 milliards de francs creusé en 1990 par le patron de la caisse régionale baptisée dans le jargon mutualiste « Fédération Picardie ». Et si durant trois ans, le secret a été gardé, on s’est tout de même employé à réparer ce qui pouvait l’être. Dans ce système mutualiste où chacun est tenu de payer les erreurs des autres, toutes les agences locales ont été mises en à contribution pour combler le trou, et un plan social (40 licenciements) décidé. Mais les dirigeants, qui ont « couvert » le fautif, sont toujours en place.
 

Placements en flagrant délire.
Ce coup de Trafalgar date donc de 1990. Cette année-là, un rapport du service d’inspection du Crédit Mutuel et un second rapport diligenté par la Commission bancaire (sur mandat de la Banque de France), décrivent le désastre frappant la Fédération Picardie dont le siège est à Arras. Cette caisse régionale, forte d’environ 1500 salariés, possède 1 milliard de fonds propres. Or son déficit atteint 1,6 milliard. C’est la banqueroute.
 En épluchant les compte, les rapporteurs, sont tombés sur une série d’histoires édifiantes. On résume : des sommes colossales perdues dans la création d’une chaîne d’hôtels en Sierra Leone (Afrique de l’Ouest), une petite fortune engloutie pour renflouer puis racheter une société de production de films (histoire de faire plaisir à un metteur en scène), un golf transformé en parcours de trous financiers avant même son inauguration, sans oublier d’extravagants placements à l’étranger. « Quand on demandait au responsable de ces mauvaises affaires s’il ne prenait pas trop de risques avec l’argent des sociétaires, il se foutait de nous, raconte un directeur régional. Pour lui, on était des banquiers à papa. »

Banque bouche-trou
Paul Baulier – c’est le nom de cet artiste de la finance – avait découvert un astucieux moyen d’associer la banque à son rayonnement personnel : en créant à Paris avec l’accord et la participation du Crédit Mutuel son propre établissement financier, la Banque française d’investissement, notamment spécialisée dans la gestion des grosses fortunes. Mais plusieurs richissimes clients ont failli y laisser des plumes. Pour éviter le scandale, le Crédit Mutuel dut reprendre – à prix d’or – cette banque française d’investissement dont il possédait auparavant que 19 %  des actions. Et effacer le déficit.Autre opération bizarre, selon une note de l’Inspection générale du Crédit Mutuel : le même Baulier loue un appartement parisien qu’il possède dans le Marais au Crédit Mutuel pour y héberger des dirigeants provinciaux lorsqu’ils participent à des réunions dans la capitale. Mais avant même la signature du bail, il facture à la banque 1 million de travaux. Or, à ce jour et toujours selon ce document interne, cet appartement n’a jamais été utilisé par le Crédit Mutuel. On passe sur les autres détails révélés par les deux rapports

Silence en or massif
Pendant des années, Etienne Pflimlin, président national du Crédit Mutuel et Michel Delahousse, son directeur général, n’ont rien vu venir. Le premier est un pur produit de la Cour des comptes, le second de l’inspection des Finances. De quoi faire douter de la fine fleur de la fonction publique.Mais comme il devenait difficile de jouer les ignorants, à la fin de 1990, ils frappent : après une nuit de discussion dans le bureau de Pflimlin, Baulier finit par signer sa lettre de démission. En échange, il reçoit une légère compensation : 10 millions d’indemnités. Le 30 octobre de la même année, Pflimlin s’en explique devant le comité du groupe du Crédit Mutuel. D’entrée, notre homme juge « scandaleux » d’avoir dû verser cette indemnité. Mais comment faire autrement puisque « l’alternative de la négociation était la suivante : ou bien Paul Baulier partait et tirait un trait, ou bien il s’accrochait avec tous les moyens juridiques, chantage, informations de presse, etc… » ?  On peut lire ça dans le procès-verbal de la réunion et se dire que, somme toute, au Crédit Mutuel, le silence se monnaye fort bien [notre document]

Deniers du culte mutualiste
Reste une question : que craignait Pflimlin si l’affaire si l’affaire avait éclaté au grand jour ? Un des patrons du Crédit Mutuel avance une réponse qui vaut ce quelle vaut : « Pflimlin avait réussi, quelques années auparavant, à évincer Théo Braun, le fondateur et le patriarche du Crédit Mutuel. Il vivait dans la hantise que celui-ci profite de cette affaire pour reprendre les commandes. » Au risque de causer de la peine à leur président, les représentants du personnel au comité du groupe attaqueront, eux en justice le directeur de la Fédération de Picardie. Il est vrai que pour reboucher le trou, 40 licenciements sont prévus. E
t dans certaines régions, on ponctionnera les primes d’intéressement aux salariés. De plus, chaque fédération est priée, dans la plus émouvante tradition mutualiste, de vider son bas de laine. Celle du Nord, à elle seule, a versé 700 millions, grâce à quoi elle a pris le contrôle du Crédit Mutuel de Picardie. La Fédération de l’Ouest, qui sponsorise les spectacles et bouffonneries vendéennes de Philippe de Villiers, se voit soulagée de 31,9 millions répartis entre ses agences. Conséquences au Crédit Mutuel, le moindre découvert d’un client sera taxé plus sauvagement.Enfin une preuve de bonne gestion. 
Alain Guédé


Fac-similé d’un extrait des déclarations d’Etienne Pflimlin, président national du Crédit Mutuel, le 17 octobre 1990, devant le comité du groupe de la banque. Le silence devient hors de prix.

"il est exact que P. BAULIER est parti avec des indemnités que les organisations syndicales estiment scandaleuses, le Président déclare n’être pas loin de partager cet adjectif avec les Organisations Syndicales. Seulement, l’alternative de la négociation était la suivante : ou bien P. BAULIER partait, tirait un trait ou bien, il s’accrochait avec tous les moyens juridiques, chantage, informations de presse, etc…   Le Président déclare assumer entièrement la responsabilité de ce qui s’est passé, y compris sur le plan financier."
(note de l’AVCM  : avec l’argent des sociétaires !)  

      

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